Les marqueurs

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Vendredi 16 janvier 2015, je me suis rendue, avec quelques amis, à l’exposition des marqueurs à l’espace Opidium (Exposition du 13 au 18 janvier, 30 rue de Picardie, 75 003 Paris).

Jeune studio de création, Les marqueurs sont composés de 3 anciens étudiants du BTS design graphique du lycée Jacques Prévert (Boulogne Billancourt):  Alex Monteiro, Maxime Renaud et Mathilde Dewolf.

Leur exposition était l’occasion de présenter leur travail réalisé pour le tout dernier projet musical d’Oxo Puccino et Ibrahim Maalouf intitulé « Au pays d’Alice ».  Leur mission était de créer toute l’identité visuelle ainsi que les clips vidéos de l’aIbum.

L’opidium  présentait des dessins, des gravures mais également, en exclusivité l’un des titres de l’album: Le porte bonheur (ci dessous).

J’avoue avoir énormément apprécié l’univers de ces trois graphistes et avoir eu un coup de coeur pour le clip de Le porte bonheur que vous pourrez très prochainement découvrir sur youtube.

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Quant la danse et le numérique ne font plus qu’un

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« Nous sommes confrontés sans cesse à l’image, la vidéo, le numérique. Les écrans nous entourent et il n’y a qu’à traverser les grandes capitales de certains pays du monde pour imaginer ce que sera la ville de demain : une forte exposition à l’image qui aujourd’hui fait partie de notre quotidien. » M. Merzouki

C’est avec ces mots que Mourad Merzouki, danseur et chorégraphe français, nous présente son dernier spectacle Pixel qui est un subtil mélange entre danse et créations numériques.

C’est en rencontrant Adrien Mondot et Claire Bardainne de la Compagnie AMCB que cette idée lui est venue. Ils ont donc imaginé, ensemble, un univers mouvant, qui évolue avec les danseurs de la compagnie Käfig.

Par le biais de projections lumineuses qui accompagnent les mouvements des danseurs, l’objectif est de trouver le subtil équilibre entre réel et virtuel, énergie et poésie, fiction et prouesse technique pour créer un spectacle à la croisée des arts. Sur un plateau à trois dimensions, le rapport au temps et à l’espace est modifié, décalé, distordu, dans une conversation ludique entre le monde de synthèse de la projection numérique et le réel du corps du danseur.

« Nous cherchons à transformer la perception, à brouiller les pistes du vrai et du faux, à franchir les frontières quotidiennes du réel, et faire apparaître des choses qui ne sont pas “possibles” : changer à la volée les propriétés de la matière, inverser la gravité, donner la sensation d’un volume uniquement avec des projections plates“ C. Bardainne et A. Mondot.

Ce projet fait dialoguer le corps et l’illusion numérique et nous fait voyager dans un autre monde.

Cela vous a intéressé? Voici le lien vers les dates et les lieux de représentation.

En savoir plus: Ci-joint, la biographie de Mourad Merzouki.

De la lumière qui s’imprime sur papier ? C’est possible !

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la-lumiere-s-imprime-sur-papierEt oui, une nouvelle technologie baptisée « Light Paper » a été développée par l’entreprise américaine Rohinni. Il a imaginé un concept génial qui est d’imprimer de la lumière et de l’appliquer sur du papier. Pour arriver à ce résultat, de l’encre est mélangée à de minuscules diodes et le tout est ensuite appliqué sur une feuille de papier conductrice. Cette dernière est ensuite recouverte de deux couches de protection avant d’être scellée. Les diodes ont la taille d’un vaisseau sanguin et sont dispersées aléatoirement sur la feuille de papier. Quand le courant circule à travers les diodes, elles s’allument.

Rohinni a déclaré ne pas vouloir se positionner sur le secteur des télévisions et cherche plutôt de nouvelles applications pour sa technologie de pointe, comme illuminer un logo sur un téléphone ou pour remplacer des phares de voiture par exemple.

Ce produit sera très certainement commercialisé courant 2015 mais ne sera, dans un premier temps, réservé aux professionnels.

Lumineux comme idée non ?

Exposition Recto/Verso

Exposition/Culture

RV

Le musée des arts décoratifs accueille jusqu’au 1er février 2015 l’exposition Recto/verso, huit pièces graphiques. J’ai vaguement citer le nom de l’exposition dans l’article précédent et j’avais envie de vous la faire découvrir davantage ! Cette dernière invite huit artistes ( Christophe Jacquet, Jocelyn Cottencin, Mathias Schweizer, Fanette Mellier, Vier5, Helmo, Pierre Vanni et Akatre) à se questionner sur la place du design graphique dans le milieu artistique: les oeuvres présentées sont-elles uniquement issues d’une commande ? Doit-on considérer le designer graphique comme un technicien de la communication ou un artiste ?

L’exposition est composée de huit salles. Chaque artiste a investi l’une d’entre elles, exposant dans le même lieu des travaux personnels ne répondant à aucun cahier des charges et d’autres faisant l’objet de commandes.

Le résultat semble très hétérogène: on y trouve à la fois des affiches, des vidéos, des oeuvres sonores, des performances, etc… Pourtant chaque pièce reconstitue l’univers artistique propre à chaque artiste. Néanmoins, il est parfois difficile de distinguer le design graphique de certaines oeuvres, ces dernières étant à la frontière entre beaux-arts et arts-appliqués.

Je souhaiterais me pencher sur la pièce « Practicabe n°7 » exposant les oeuvres de Jocelin Cottencin. A première vue, on pourrait penser que cette salle est surchargée ne laissant que très peu d’espace libre. Mais lorsque l’on pénètre à l’intérieur, on découvre une véritable scénographie où le spectateur peut circuler mais surtout s’arrêter pour contempler et comprendre les oeuvres. Le mobilier, pensé pour pouvoir s’installer confortablement, structure différents espaces: l’un consacré à la lecture, l’autre à la vidéo… Au centre de cette pièce est exposé un imposant Specimen de 2000 pages catégorisant en cinq parties ( Architecture, Corporel, Linéaire, Organique et Trans-genre) toutes ses recherches typographiques de ces 15 dernières années. Coeur de son travail, les typographies viennent nourrir l’ensemble des travaux exposés autour replaçant clairement les oeuvres dans le domaine du design graphique.

Pourtant, l’une de ces oeuvres peut poser question: Monumental. Quel rapport entre graphisme  et performance de danseurs contemporains?  On note que l’oeuvre est disposée à côté de Vocabulario: cette vidéo met en scène des danseurs qui, vus du dessus, forment des lettres (en lien avec ses recherches typographiques de son Specimen et qui pourrait être comparé au travail Handmade de Tien-Min Liao où le corps devient typographie). On peut donc imaginer, que sur ce même principe, Monumental cherche à représenter une image.  Pour finaliser la compréhension, l’artiste a créé un cartel permettant d’expliquer l’oeuvre: l’objectif est bien de « convoquer la relation entre les images produites ». Il s’agirait donc d’une recherche iconographique sur les monuments de chacune des villes impliquées dans cette manifestation. La communication par l’image est ici le centre du projet et on comprend pourquoi cette oeuvre, à première vue plastique, mérite sa place au sein de cette pièce graphique.

L’exposition Recto/ Verso nous plonge dans cette quête du designer graphique à être reconnu comme un artiste à part entière.

Vernissage de Air Poster

Exposition/Culture

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Mercredi 17 Décembre, au cube rouge (270 Bd Raspail 75014 Paris), avait lieu l’inauguration de Air poster !

Cet événement est l’occasion pour les participants de faire partager des oeuvres non-issues d’une commande (recherches, etc…). L’exposition soulève la question du statut de l’affiche et du rapport qu’a l’auteur à la commande (une problématiquesoulevé dans l’exposition Recto/verso aux arts décoratifs, du 21 mai 2014 au 1er février 2015).

Des réalisations très intéressantes aussi bien au niveau créatif que technique. De plus, l’ambiance « vernissage » fut très sympathique: c’est un moment privilégié où les graphistes viennent échanger avec leur public.

Découvrer qui sont les auteurs de ses oeuvres, ainsi que leur univers graphique:

AKATRE

LES GRAPHIQUANTS

CHEERI

BB-BUREAU

GR20

ZECRAFT

DES SIGNES

– ALAIN VONCK

Mon monogramme à moi c’est ça

Autre

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Cet article s’adresse tout particulièrement à Mr Maillard, un de mes professeurs. Et oui, en BTS Design Graphique, on ne rend plus notre travail sur de simples feuilles mais bien via des articles de blog ! Original non ?

Dans le cadre de mes études en design graphique, j’ai eu la chance d’assister à un atelier me permettant de réaliser mon monogramme personnel (un monogramme étant un signe/emblème composé d’initiales).

Après quelques exercices visant à échauffer ma main, j’ai été chercher quelques références m’inspirant… Parmis elles, Coco Chanel ou encore Gucci, etc… Des monogrammes que j’apprécie tout particulièrement pour leur géométrie et leur symétrie.

J’ai ensuite mis sur papier toutes les idées que le J et le F composant mon prénom pouvaient m’inspirer (et dieu sait qu’il y en avait).

J’en ai ensuite sélectionné trois ou quatre que j’ai développé, toujours sur papier. Ce qu’il ne faut pas perdre de vue, c’est que le monogramme doit être fidèle à la personne qu’il représente et cela n’est pas chose facile ! Je me suis donc demandé: « Quels sont les éléments qui me caractérisent ? »

Et c’est à ce moment la que je vous raconte ( brièvement bien sur ) ma vie:

Étudiante en design graphique, je suis joyeuse, souriante, boudeuse, attentionnée,quelque fois psychorigide, etc… Mais je suis également une passionnée de musique classique. Pratiquant le violoncelle depuis maintenant onze années, je me suis dit que c’était une partie importante de ma personnalité et qu’il pouvait être intéressant d’exploiter cette piste. C’est à ce moment précis que mon monogramme a pris tout son sens.

En effet, le F est une abréviation indiquant une nuance sur les partitions de musique et signifiant « fort » (de l’italien « forte »). À partir ce celui-ci et en réutilisant le jeu de symétrie que j’aimais tant dans les logos cités précédemment, j’ai crée un F composé de deux J

Notons que j’ai tout de même pris mes distances avec l’univers musical car je me prépare à un avenir de graphiste en non de musicienne. J’ai donc redressé le F, amincie son fut et arrondi ses gouttes.

Enfin, après l’avoir correctement dessiné sur papier millimétré,scanné et importé sur mon ordinateur, je l’ai redevint numériquement via le logiciel illustrator.

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Quel intérêt me direz-vous ? Tout d’abord, cela permet un résultat propre et utilisable sur Web. De plus, après l’avoir enregistré sous un format .SVG, nous nous sommes amusé à l’animer en codage HTML afin de le rendre plus vivant et d’attirer l’attention. Dans l’objectif qu’il devienne le logo de notre futur blog personnel, je voulais créer une interaction entre l’utilisateur et le visiteur.

Retrouvez-le bientôt sur mon blog (encore en cours de création ! ).

The hanging tree

Musique

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J’ai récemment été voir Hunger Games La Révolte —Partie 1 et ce n’est pas du scénario dont j’aimerai vous parler aujourd’hui mais bien des bandes sons du film et plus précisément The hanging tree.

Alors que Jennifer Lawrence affirme détester sa voix grave et cassée, ce passage musical me semble être un des moments les plus émouvants du film. Sur une mélodie de the Lumineers, le compositeur James Newton Howard y ajoute un chœur et un orchestre qui permettent de créer un ambiance pesante digne de la scène d’action qu’elle accompagne. 

Ce n’est pas la BO officielle du film. LA véritable BO, réalisée en collaboration  avec Stromae, Kanye West et The Chemical Brothers est interprétée par Lord et est intitulée Yellow Flicker Beat.

Alors que le scénario est en ce moment très controversé, une chose est sur, les bandes sons, elles, sont réussies !

ArtRage

Autre

ArtRage 2.6 est un logiciel de peinture (painting application) destiné à simuler le rendu réaliste d’un dessin exécuté avec différentes techniques : aquarelle, peinture à l’huile, crayons ou feutres de couleurs sans oublier la craie ou le couteau.

Il sait reproduire les mélanges de couleurs quand on croise les traits à la gouache, imite l’assèchement du pinceau ou la diffusion des couleurs aquarelle.Il existe une version gratuite et une version payante de ce logiciel.

En bref, ce logiciel permet de reproduire l’aspect visuel des techniques classiques tout en y ajoutant les avantages d’une création virtuelle c’est à dire que la peinture ne sèche pas, l’oeuvre est modifiable à l’infini, etc…

Aujourd’hui étudiante en design graphique option media numérique, j’aime également beaucoup dessiner dans mes carnets de croquis. Ce logiciel me semble être une bonne alternative: dessiner de manière classique mais via un ordinateur.

Elle est pas belle la vie ?

Voici quelques productions trouvées sur internet et réalisées avec ArtRage

Qui est Christian Boltansky ?

Exposition/Culture

Boltansky

Christian Boltanski est un plasticien français, né le 6 septembre 1944 à Paris. Photographe, sculpteur et cinéaste, il est connu avant tout pour ses installations.

Né à la fin de la Seconde Guerre mondiale dans une famille juive et marqué par le souvenir de l’Holocauste. Dans toutes ses oeuvres, il cherche a communiquer une émotion au spectateur. Pour cela, il utilise différents supports dont la photo et la vidéo.

Ces dernières permettent de faire revivre un moment passé, un souvenir, une absence. L’emploie de ces techniques n’est pas anodin.

En effet, on retrouve dans son travail, des thèmes récurrents à savoir: la mémoire, l’inconscient, l’enfance et la mort.

Il travaille également le thème de l’hallucination, là où absence et existence se confondent.

De nombreuses de ses oeuvres sont basées et font appel à des souvenirs collectifs et/ou personnels et tente de résister à l’oubli.

Pour approfondir, c’est ici !

Inside, une exposition pleine d’émotions !

Exposition/Culture

Inside est une exposition temporaire (du 20/10/2014 au 11/01/2015) qui a lieu au palais de Tokyo. Elle propose aux visiteurs une traversée à l’intérieur de soi dont l’espace d’exposition serait la métaphore. Ce voyage hors du temps, tant physique que psychique, invite à traverser deux niveaux du Palais de Tokyo métamorphosé par une trentaine d’artistes de façon à ce que, d’une installation à l’autre, nous soyons toujours à l’intérieur d’œuvres qui nous conduisent en nous. L’exposition nous met face à nos peurs les plus secrètes: la mort, la claustrophobie, etc… Constituée d’oeuvres monumentale, d’oeuvres sonores, de vidéos, elle est à la fois intelligente, hypnotisante et dérangeante.

J’aimerai revenir sur mon expérience personnelle au sein de cette exposition. C’était un jeudi soir, une amie et moi-même avons décidé de faire cette exposition en nocturne sans vraiment savoir quel était le sujet de l’exposition.En parcourant l’exposition, notre sourire à très vite disparu et mon amie a même été ému aux larmes. En effet, en pénétrant dans l’exposition, nous avons fait face à des peurs auxquelles nous ne nous confrontons que rarement et auxquelles il est difficile de ne pas réagir.

Voici deux interviews de deux artistes ayant réalisé deux des oeuvres ci-dessus:

– Interview de Numen/for use, artiste ayant réalisé Tape installation

Interview de Stephane Thidet, artiste ayant réalisé Le refuge

 

Le but de l’artiste est de devenir l’autre. Il a un miroir à la place du visage. La beauté de l’art, c’est de passer du plus personnel au plus collectif. (C. Boltansky)

 

Une oeuvre m’a particulièrement touché: L’Homme qui tousse (1969) de Christian Boltanski est une oeuvre qui place le visiteur en position de voyeur et fait de lui le témoin d’une scène noire. Réalisé avec peu de moyens, le film présente un homme modestement habillé, assis à même le sol d’une pièce vétuste, qui tousse sans relâche au point de cracher un flot de sang sur sa poitrine et sur ses jambes. Métaphore du combat intérieur qui nous habite, l’oeuvre nous confronte à nos sentiments les plus troubles. Je me suis très vite sentie mal à l’aise et la seule issue que j’ai trouvé a été de fuir de la salle d’exposition. J’avoue avoir été troublé et bouleversée par la pauvreté et l’état de cet homme malade.

 

L’exposition arrive a nous toucher au plus profond de nous-même…et de ce point de vu là, on peut dire que l’exposition est un succès. Mission accomplie pour inside !