George Clooney la BD

Exposition/Culture

Page_017-960x677Du 25 mars au 12 avril, l’attrape rêve expose L’expozance, première exposition dédiée à la bande-dessinée Georges Clooney créée par Philippe Valette

Vous ne connaissez pas ? Georges Clooney est une BD sans prise de tête avec un humour un peu pipi caca. Néanmoins, le graphisme, bien qu’enfantin, fonctionne et l’histoire est plutôt amusante. Deux tomes ont été conçu: Une histoire vrai et Mi-homme mi-chelle.

D’abord publiés sur le net, les ouvrages sont aujourd’hui disponibles en librairie. Cela vous intéresse ? Venez découvrir le travail de P. Valette ici !

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Jeff Koons

Exposition/Culture

Du 26 novembre au 27 avril 2015, en partenariat avec le Whitney Museum of America Art de New York, le centre Pompidou accueil la première rétrospective majeure consacrée à l’oeuvre de Jeff Koons de 1979 à nos jours.

Ce dernier, considéré comme le pape du « néo-pop » est un des artistes les plus connus mais aussi l’un des plus controversé. L’exposition présente ses oeuvres les plus connues de manière chronologique et met en évidence ses différents cycles de travail.  Du Pop art aux oeuvres plus modernes, de la sculpture à la peinture, l’exposition nous plonge dans l’univers de l’artiste qui est coloré, enfantin et stéréotypé.

Dans la série The New, Koons jette son dévolu sur l’iconographie de la culture de masse, porteuse du rêve américain et de ses fantasmes.

Avec la série Celebration (1994), et notamment le célèbre Balloon Dog, il atteint un paroxysme technique et porte à son apogée la transfiguration d’objets triviaux en formes sculpturales accomplies, rutilantes et gonflées.

De fait, l’idée du gonflable traverse tout l’œuvre de Jeff Koons, comme en témoignent les séries (2007), que l’artiste fait réaliser en acier inoxydable à l’instar de l’emblématique Rabbit qui aura tant contribué à sa notoriété.

De Easyfun (1999-2003) à Antiquity (2009-2014),Koons utilise le collage pour rassembler sur une même surface des éléments hétérogènes qu’il fragmente et stratifie. Plus que jamais, une large place est accordée aux stéréotypes américains — grands espaces, excès de nourritures indutrielles, super-héros et autres personnages de bande dessinée — stéréotypes auxquels Koons entremêle des références plus personnelles, allant de graffitis enfantins aux standards de l’art antique.

Depuis 35 ans,  l’artiste explore également de nouvelles approches du « readymade » et de l’appropriation, jouant de la lisière entre culture des élites et culture de masse, poussant les limites de la fabrication industrielle.

L’exposition pourrait bientôt détenir le record de l’exposition la plus visitée du centre Pompidou. Après avoir vendu l’oeuvre la plus cher, va t’il battre un nouveau record ?

#Carmen #Musique #Stromae

Exposition/Culture, Musique

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« L’amour est enfant de bohème, il n’a jamais jamais connu de loi, si… ». Cela devrait vous rappeler mon dernier article sur le très célèbre opéra Carmen de George Bizet.

Mais si je vous dit « L’amour est comme l’oiseau de twitter, on est bleu de lui seulement pour 48h ». Oui, c’est encore Carmen mais dans un tout autre registre.

Connu pour les textes de ses chansons, c’est aujourd’hui pour le nouveau clip de sa chanson « Carmen » que Stromae fait parlé de lui.
En avant-première sur Buzzfeed Music, il dévoile le clip de sa chanson, clip d’animation réalisé et dessiné par le Français Sylvain Chomet. C’est lui-même qui a écrit le scénario du clip, aidé de la plume inventive d’Orelsan.
Sur l’air « habanera » du premier acte de l’opéra Carmen, Stromae se moque de l’addiction de notre société aux réseaux sociaux et plus spécialement au réseau twitter. Ce dernier est clairement exposé comme le symbole d’une société de consommation obnubilé par son smartphone, son image et oubliant les relations réelles.
Il intègre également des personnalités tel que Lady gaga, Barack Obama et la Reine d’Angleterre les réduisant ainsi à de simples modèles de la société de consommation.

Afin de faire monter le buzz, il a d’ailleurs créé ces derniers jours un compte Instagram, sur lequel il a posté de faux selfies dessinés par Sylvain Chomet, où il se moque du culte de la personnalité… ce qui ne fait que renforcer sa propre image.

Pour moi, ce clip est un réel reflet de notre société: inquiétant et effrayant. En espérant qu’il fasse réfléchir sur notre société actuelle (ou pas).

Orléanoïde

Exposition/Culture

Orléanoïde est un festival qui se déroule dans la ville d’Orléans du 30 janvier au 15 février 2015. Il regroupe des oeuvres, parsemées dans divers lieux publics et privés de la ville, questionnant la création numérique au sens large. Le thème de cette année était Science fiction. Les artistes, très libres, ont donc répondu à ce dernier sous différentes formes: oeuvres plastiques, spectacles, musique, etc.

« L’objectif d’Orléanoïde est de présenter ces nouvelles formes d’expression rimant avec innovation et expérimentation, afin d’apprendre aux Orléanais, petits et grands, à s’approprier ces technologies (ordinateur, téléphone portable…), plutôt qu’à en être dépendants ! ».

Un périple très instructif qui se laisse découvrir par petits et grands volontairement ou même par hasard !

Vous pouvez aller voir les oeuvres ainsi que le plan de la ville (et donc le lieu des expositions) sur cet article que je trouve très complet.

Maison La roche, c’est quoi ?

Exposition/Culture

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Située au fond d’une longue allée, 10 square du Docteur Blanche
75016 Paris, la maison La roche fut fondée entre 1923 et 1925 par Le Corbusier  et Pierre Janneret, deux architectes d’origine suisse. Cette dernière était une commande de Raoul Albert La roche, bourgeois qui, suite à l’acquisition de nombreuses oeuvres de grands artistes tel que Picasso, Braque, Léger, etc décida de faire construire une maison galerie afin d’y abriter sa collection.

« C’est en marchant, en se déplaçant que l’on voit se développer les ordonnances de l’architecture » Le corbusier

Sur cette idée de « promenade architecturale », la fondation le corbusier nous invite à découvrir ce bijou d’architecture. L’entrée nous plonge instantanément dans l’univers épuré et géométrique de Le Corbusier: pas de superflu, juste quelques volumes jaillissant par ci par là afin de donner à voir l’architecture. La suite de la visite se poursuit dans la galerie où cohabitent droites et courbes puis la bibliothèque, la salle à manger, la chambre, etc.  La présence de nombreux recoins, petits espaces, points de vues m’a particulièrement marqué: j’avais l’impression de circuler dans un labyrinthe ! Néanmoins, l’espace reste très lumineux. En effet, les architectes jouent avec les sources de lumières: immense baie vitrée, fenêtres en bandeau ou encore ouvertures au plafond, il s’amuse des différents moyens d’éclairage pour mettre en valeur les espaces et volumes de la maison.

Pour conclure, la maison La roche met en pratique les cinq éléments caractéristiques d’une architecture moderne définis par Le Corbusier lui-même: les fenêtres en longueur/ en bandeau, les pilotis, le plan libre (construction poteaux/poutres), le toit-jardin et la façade libre.

A noté: Le corbusier est également le créateur des meubles présents dans la maison !

Exposition Recto/Verso

Exposition/Culture

RV

Le musée des arts décoratifs accueille jusqu’au 1er février 2015 l’exposition Recto/verso, huit pièces graphiques. J’ai vaguement citer le nom de l’exposition dans l’article précédent et j’avais envie de vous la faire découvrir davantage ! Cette dernière invite huit artistes ( Christophe Jacquet, Jocelyn Cottencin, Mathias Schweizer, Fanette Mellier, Vier5, Helmo, Pierre Vanni et Akatre) à se questionner sur la place du design graphique dans le milieu artistique: les oeuvres présentées sont-elles uniquement issues d’une commande ? Doit-on considérer le designer graphique comme un technicien de la communication ou un artiste ?

L’exposition est composée de huit salles. Chaque artiste a investi l’une d’entre elles, exposant dans le même lieu des travaux personnels ne répondant à aucun cahier des charges et d’autres faisant l’objet de commandes.

Le résultat semble très hétérogène: on y trouve à la fois des affiches, des vidéos, des oeuvres sonores, des performances, etc… Pourtant chaque pièce reconstitue l’univers artistique propre à chaque artiste. Néanmoins, il est parfois difficile de distinguer le design graphique de certaines oeuvres, ces dernières étant à la frontière entre beaux-arts et arts-appliqués.

Je souhaiterais me pencher sur la pièce « Practicabe n°7 » exposant les oeuvres de Jocelin Cottencin. A première vue, on pourrait penser que cette salle est surchargée ne laissant que très peu d’espace libre. Mais lorsque l’on pénètre à l’intérieur, on découvre une véritable scénographie où le spectateur peut circuler mais surtout s’arrêter pour contempler et comprendre les oeuvres. Le mobilier, pensé pour pouvoir s’installer confortablement, structure différents espaces: l’un consacré à la lecture, l’autre à la vidéo… Au centre de cette pièce est exposé un imposant Specimen de 2000 pages catégorisant en cinq parties ( Architecture, Corporel, Linéaire, Organique et Trans-genre) toutes ses recherches typographiques de ces 15 dernières années. Coeur de son travail, les typographies viennent nourrir l’ensemble des travaux exposés autour replaçant clairement les oeuvres dans le domaine du design graphique.

Pourtant, l’une de ces oeuvres peut poser question: Monumental. Quel rapport entre graphisme  et performance de danseurs contemporains?  On note que l’oeuvre est disposée à côté de Vocabulario: cette vidéo met en scène des danseurs qui, vus du dessus, forment des lettres (en lien avec ses recherches typographiques de son Specimen et qui pourrait être comparé au travail Handmade de Tien-Min Liao où le corps devient typographie). On peut donc imaginer, que sur ce même principe, Monumental cherche à représenter une image.  Pour finaliser la compréhension, l’artiste a créé un cartel permettant d’expliquer l’oeuvre: l’objectif est bien de « convoquer la relation entre les images produites ». Il s’agirait donc d’une recherche iconographique sur les monuments de chacune des villes impliquées dans cette manifestation. La communication par l’image est ici le centre du projet et on comprend pourquoi cette oeuvre, à première vue plastique, mérite sa place au sein de cette pièce graphique.

L’exposition Recto/ Verso nous plonge dans cette quête du designer graphique à être reconnu comme un artiste à part entière.

Vernissage de Air Poster

Exposition/Culture

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Mercredi 17 Décembre, au cube rouge (270 Bd Raspail 75014 Paris), avait lieu l’inauguration de Air poster !

Cet événement est l’occasion pour les participants de faire partager des oeuvres non-issues d’une commande (recherches, etc…). L’exposition soulève la question du statut de l’affiche et du rapport qu’a l’auteur à la commande (une problématiquesoulevé dans l’exposition Recto/verso aux arts décoratifs, du 21 mai 2014 au 1er février 2015).

Des réalisations très intéressantes aussi bien au niveau créatif que technique. De plus, l’ambiance « vernissage » fut très sympathique: c’est un moment privilégié où les graphistes viennent échanger avec leur public.

Découvrer qui sont les auteurs de ses oeuvres, ainsi que leur univers graphique:

AKATRE

LES GRAPHIQUANTS

CHEERI

BB-BUREAU

GR20

ZECRAFT

DES SIGNES

– ALAIN VONCK

Qui est Christian Boltansky ?

Exposition/Culture

Boltansky

Christian Boltanski est un plasticien français, né le 6 septembre 1944 à Paris. Photographe, sculpteur et cinéaste, il est connu avant tout pour ses installations.

Né à la fin de la Seconde Guerre mondiale dans une famille juive et marqué par le souvenir de l’Holocauste. Dans toutes ses oeuvres, il cherche a communiquer une émotion au spectateur. Pour cela, il utilise différents supports dont la photo et la vidéo.

Ces dernières permettent de faire revivre un moment passé, un souvenir, une absence. L’emploie de ces techniques n’est pas anodin.

En effet, on retrouve dans son travail, des thèmes récurrents à savoir: la mémoire, l’inconscient, l’enfance et la mort.

Il travaille également le thème de l’hallucination, là où absence et existence se confondent.

De nombreuses de ses oeuvres sont basées et font appel à des souvenirs collectifs et/ou personnels et tente de résister à l’oubli.

Pour approfondir, c’est ici !

Inside, une exposition pleine d’émotions !

Exposition/Culture

Inside est une exposition temporaire (du 20/10/2014 au 11/01/2015) qui a lieu au palais de Tokyo. Elle propose aux visiteurs une traversée à l’intérieur de soi dont l’espace d’exposition serait la métaphore. Ce voyage hors du temps, tant physique que psychique, invite à traverser deux niveaux du Palais de Tokyo métamorphosé par une trentaine d’artistes de façon à ce que, d’une installation à l’autre, nous soyons toujours à l’intérieur d’œuvres qui nous conduisent en nous. L’exposition nous met face à nos peurs les plus secrètes: la mort, la claustrophobie, etc… Constituée d’oeuvres monumentale, d’oeuvres sonores, de vidéos, elle est à la fois intelligente, hypnotisante et dérangeante.

J’aimerai revenir sur mon expérience personnelle au sein de cette exposition. C’était un jeudi soir, une amie et moi-même avons décidé de faire cette exposition en nocturne sans vraiment savoir quel était le sujet de l’exposition.En parcourant l’exposition, notre sourire à très vite disparu et mon amie a même été ému aux larmes. En effet, en pénétrant dans l’exposition, nous avons fait face à des peurs auxquelles nous ne nous confrontons que rarement et auxquelles il est difficile de ne pas réagir.

Voici deux interviews de deux artistes ayant réalisé deux des oeuvres ci-dessus:

– Interview de Numen/for use, artiste ayant réalisé Tape installation

Interview de Stephane Thidet, artiste ayant réalisé Le refuge

 

Le but de l’artiste est de devenir l’autre. Il a un miroir à la place du visage. La beauté de l’art, c’est de passer du plus personnel au plus collectif. (C. Boltansky)

 

Une oeuvre m’a particulièrement touché: L’Homme qui tousse (1969) de Christian Boltanski est une oeuvre qui place le visiteur en position de voyeur et fait de lui le témoin d’une scène noire. Réalisé avec peu de moyens, le film présente un homme modestement habillé, assis à même le sol d’une pièce vétuste, qui tousse sans relâche au point de cracher un flot de sang sur sa poitrine et sur ses jambes. Métaphore du combat intérieur qui nous habite, l’oeuvre nous confronte à nos sentiments les plus troubles. Je me suis très vite sentie mal à l’aise et la seule issue que j’ai trouvé a été de fuir de la salle d’exposition. J’avoue avoir été troublé et bouleversée par la pauvreté et l’état de cet homme malade.

 

L’exposition arrive a nous toucher au plus profond de nous-même…et de ce point de vu là, on peut dire que l’exposition est un succès. Mission accomplie pour inside !

Voyage au bout de ma rue

Exposition/Culture

EXPOSITION GARRY WINOGRAND

du 14 octobre 2014 au 08 février 2015 au jeu de paume, Paris.

Le Jeu de Paume présente la première rétrospective, depuis vingt-cinq ans, du photographe américain Garry Winogrand (1928-1984). Connu pour être un grand bavard, doté d’une personnalité exubérante et impétueuse, il est un explorateur du quotidien. L’exposition nous dévoile une grande partie de son travail sur le continent américain depuis les années 1950 jusqu’au début des années 80: hommes d’affaires, femmes, animaux, etc… tous ses sujets se côtoient avec humour, poésie et réalisme.

« L’extraordinaire nous attire un instant, la simplicité nous retient plus longtemps parce que c’est en elle seule que réside l’essentiel. »

L’exposition est divisée en trois parties, chacune couvrant une grande variété de sujets chers à l’artiste. « Descendu du Bronx » présente des photographies prises en majorité à New York, depuis ses débuts en 1950 jusqu’en 1971 ; « C’est l’Amérique que j’étudie » rassemble des travaux réalisés à la même époque mais lors de voyages hors de New York ; et « Une fin incertaine » porte sur la période de maturité depuis son départ de New York en 1971 jusqu’à sa mort en 1984 avec des images du Texas et de Californie du Sud, ainsi que de Chicago, de Washington, de Miami et d’ailleurs. Cette troisième section comporte également un petit nombre d’images prises lors de ses retours à Manhattan, dans lesquelles s’exprime une tristesse absente, jusque-là, de son travail.

Ce travail en noir et blanc reflète une simplicité du monde actuel. Ces clichés nous permettent de voyager et de découvrir une autre société que la nôtre: la société américaine.Il est vrai que, les photos étant prises dans les rues, le cadrage n’est pas toujours conventionnel mais il me semble que cela n’est pas important tant que les photos ne perdent pas de leur sens.


EXPOSITION WILLIAM EGGLESTON, FROM BLACK AND WHITE TO COLOR

du 9 septembre au 21 décembre 2014 à la fondation Henri Cartier Bresson, Paris.

W. Eggleston est un photographe américain né en 1939. Il a contribué à révolutionner la photographie en utilisant la couleur (cette dernière ayant une connotation vulgaire dans les années 70-80). A l’époque où la banalité du quotidien n’intêressait guère les photographes, lui, décide de briser les conventions et de photographier des supermarchés, des pièces d’appartements, des personnes, des rues, etc…de simples scènes de la vie quotidienne, tout simplement.

L’exposition met en parallèle des photos en noir et blanc et des photos en couleurs. Plongé dans l’univers de l’artiste, c’est au spectateur de mettre en relations les différents clichés et ce qui n’est pas toujours évident.


Ces deux expositions mettent toutes deux le quotidien en avant. Dans un monde où la photographie est de plus en plus informatisée (photomontages, retouches…), il est bon de retrouver l’authenticité et la spontanéité de clichés plus anciens.